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« Je ne connais pas de peintre de la femme qui puisse être
préféré à Helleu. »
« On peut dire dès aujourd’hui de la grâce de son talent ce que les frères de Goncourt ont dit de celle de Watteau, dont il descend en ligne directe. »
« Parfois, comme pour se punir volontairement de s’être trop longtemps grisé du parfum profane de ses chers et charmants modèles, il va se réfugier, anachorète très intermittent, dans la silencieuse fraîcheur des églises désertes ou sous les frondaisons automnales des grands parcs abandonnés, et là, au milieu des odeurs de l’encens ou des feuilles mourantes, loin des bruits du monde, très recueilli et très convaincu, il se plaît à oublier un instant “les allongements des poses et les retraites fuyantes des poitrines” pour peindre sur de vastes toiles les jeux capricieux du soleil à travers les rosaces incendiées ou les mélancolies des choses défuntes. Et sous son pinceau souple et léger, les fleurs de pierre, les saintes fleurs, pieusement écloses sur les sombres murailles et le long des sveltes colonnes gothiques, s’épanouissent dans un éblouissement de fraîches couleurs, venues du ciel, et les eaux dormantes des bassins où se mirent les marbres verdis, semblent les larmes accumulées des siècles morts. »
« Paul Helleu qui, avec ses grands yeux bruns, sa barbe et ses cheveux noirs, légèrement frisés, son teint basané, sa taille élancée, son allure, vive et nerveuse, fait vaguement songer à un seigneur vénitien de la bonne époque, égaré en plein Paris moderne. » |
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DAYOT A. R. | Le long des routes | Sensations d’Art, recueil d’articles | Editions Flammarion |
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